La baguette, ce pain passe-partout
La baguette, ce pain passe-partout

La baguette, ce pain passe-partout

Première Moisson

On la beurre, la tartine, la tranche, l’achète sur le pouce, l’emporte dans son cabas, la partage entre amis ou en famille: la baguette est le pain passe-partout par excellence, dont on ne saurait se passer, du déjeuner au souper, et lors de pique-niques improvisés.

Pour certains, le pain reste une histoire d’amour de longue date et la baguette y tient un rôle de premier plan. Pour Félix, par exemple, la baguette, accompagnée de beurre et fromages, se mangeait à chaque repas chez sa grand-mère. Et aujourd’hui, il fabrique même son propre pain! Pour lui, la baguette est le format de pain le plus apte à être partagé entre amis et en famille. On en brise un morceau, on y ajoute un bout de fromage ou de pâté, et le tour est joué!

Chez Geneviève, la baguette, c’était pour les occasions spéciales. Élevée dans une famille de trois enfants, au Québec, dans les années 80 et 90, elle a grandi avec du pain de blé entier acheté en format familial à l’épicerie. Mais parfois, sa mère achetait une baguette à la fruiterie. Alors un rituel s’établissait: un peu avant le repas – «mais pas trop parce qu’il ne fallait pas qu’elle sèche» – la baguette était tranchée en diagonale, pour en faire de minces tranches alvéolées. Et ce qui n’était pas consommé le soir même se retrouvait dans un sac hermétique, histoire d’en manger au déjeuner les jours suivants. Aujourd’hui, manger de la baguette reste aussi spécial, pour Geneviève.

Associée aux déjeuners en amoureux, la baguette rappelle à André des effluves de café, des matins paresseux à écouter la radio avec son amoureuse et les confitures savoureuses de son beau-père. Grillée et tartinée, la baguette d’André est douce en mémoire.

Parfaite pour un sandwich ou un lunch, la baguette poursuit son rôle d’aliment et pain passe-partout, dans la vie de Maude. Elle la trouve bien comique, multipliée par dix, dans un repas communautaire, alors qu’il n’y a qu’un seul fromage sur la table. Dans ce cas-ci : à chacun sa baguette et c’est premier arrivé, premier servi pour le fromage.

En Australie, la baguette n’est certes pas aussi bonne que celle que l’on retrouve au Québec, selon Julie, Québécoise exilée à Canberra depuis quelques années. Par-dessus tout – ou par jalousie, qui sait! -, la baguette est vue comme un petit snobisme, par les Australiens. C’est que les règles d’importation de la levure sont très strictes, en Australie, et celle que nous utilisons ici ou en France ne peut s’y rendre. Résultat? Pas de bonnes baguettes au pays des koalas et des kangourous!

Antoine, de son côté, mange sa baguette de multiples façons. En croûtons, il l’assaisonne de fleur de sel, poivre rose, romarin et paprika fumé, et enveloppe le tout d’huile d’olive. Pour accompagner un délicieux Tartare de boeuf fait maison, rien de mieux, selon le principal intéressé.

Pour Andrée, le premier contact avec la baguette fut il y a bien des années, à Paris. Depuis, elle fait partie d’un de ses plaisirs, au même titre que le vin. D’ailleurs, à force d’en parler, Andrée se dit qu’elle devrait inviter la baguette à sa table beaucoup plus souvent.

Son de cloche assez semblable chez Cynthia qui a découvert la baguette lors d’un voyage en France, où, en jeune voyageuse étudiante, elle a mangé de la baguette tous les jours, pour se sustenter. Elle n’en a vraisemblablement pas eu assez puisqu’elle a ensuite travaillé dans quelques boulangeries-pâtisseries, où la baguette faisait partie du quotidien. C’est encore le cas aujourd’hui : la baguette trouve sa place dans sa vie pratiquement chaque jour, alors qu’avec son copain et son chien (lui aussi est accroc), elle déguste ce pain comme au premier jour! Avec du beurre – «car c’est si bon en jambon-beurre» -, en rôties, en croûtons, etc. Pour Cynthia aussi, comme le vin, la baguette a accompagné tous les festins que son amoureux a faits et sera la complice des futurs plats concoctés, assurément. Comme l’invité qui n’a pas besoin d’être sur la liste, elle est toujours là! Et pour Patrick, le chef en question, la baguette se mange à toute heure du jour ou de la nuit, avec ou sans tartinade. Franchement accrocs, les amoureux!

Enfin, la baguette, on la mange selon notre humeur et nos goûts. Blanche, au blé entier ou au levain, enrobée de sésame grillé ou de pavot, multigrains, ciabatta, grains germés, olives vertes et ciboulette ou encore chorizo et ciboulette, la baguette s’adapte et récolte les éloges partout où elle s’invite. La boulangerie Première Moisson s’en fait un devoir!

Ce printemps, on découvre de nouvelles baguettes enrobées qui font les beaux jours de la boulangerie, en revisitant la baguette blanche traditionnelle. Trois enrobages sont proposés aux curieux et amoureux du pain de caractère, d’une croûte bien croustillante et de découvertes surprenantes: le sésame grillé – pour rehausser le goût des fromages -, le pavot – et son accord avec le sel de mer – et la variété multigrains – avec ses huit grains nutritifs, parfaits pour les sandwichs – s’invitent à la table ou au pique-nique, pour rehausser les repas en solo, sur le pouce, en duo, au boulot, en famille ou entre amis.